| copyright Véronique Wilkin |
Anyone who lives within their means suffers from a lack of imagination.
Oscar Wilde
Oscar Wilde
lundi 25 juin 2012
Lord Arthur Savile par Charles di Meglio
Parfois il est plus simple d'aller au devant de son destin, fut-il funeste ou criminel, que de passer sa vie à l'attendre et à le redouter. Et devancer vaut mieux que subir se dit Lord Arthur Savile, qui n'a pas le goût du crime, mais qui sera criminel car c'est écrit dans les lignes de ses mains. Tel est le thème de la nouvelle cynique et drôle d'Oscar Wilde, "the crime of Lord Arthur Savile".
L'adaptation muette et monochrome qu'en a fait Charles di Meglio est juste assez infidèle à la l'histoire pour être une création à part entière, une fragile et décadente pantomime.La fidélité à l'esprit vaut souvent mieux que le respect de la lettre, pour preuve cette envoutante bande annonce.
Je vous invite à retrouver sur son blog une présentation du DVD ainsi que des articles de Bénédicte Prot, Danielle Guérin et Victoria Prot qui analysent le film avec finesse.
Face your fate, this could be the motto of Lord Arthur Savile. For it's written in his palms, he has to be a criminal : whatever the difficulty he should follow his path.
This is the main theme of Oscar Wilde's clever and cynic story " the crime of Lord Arthur Savile".
Charles di Meglio has made a deligtful and cleverly unfaithful adaptation of the story. Black and white and mute, the film turns out to be a fragile and decadent creation of its own.
Showing that true respect for a literary work entitles a large scope of inventivity.
Have a look of the trailer up there, and visit his blog for a full presentation of his film and articles written by specialists of Wilde, Danielle Guérin, Bénédicte Prot and Victoria Cohen.
Véronique W
vendredi 15 juin 2012
Télény ou le revers de la médaille
PEETERS Démian a publié un article très intéressant à propos de Télény, le roman homoérotique attribué à Oscar Wilde, sur son excellent site Moodyguy
C'est avec plaisir que je le reproduis sur the wildean world en intégralité et que je vous invite à le lire. Télény a été l'objet de nombreuses controverses et si la certitude absolue de son auteur, ou des ses auteurs, n'est pas définitivement établie, beaucoup d'éléments concourent à valider l'hypothèse qu'Oscar Wilde n'est pas étranger à sa genèse. Démian Peeters nous en fait ici une pertinente démonstration.
V.W
Paternité et génétique du texte
Comme dans la majorité des investigations bibliographiques concernant
des textes à caractère pornographique (et à plus forte raison,
lorsqu’il s’agit d’ouvrages homoérotiques), la paternité de l’œuvre n’a
jusqu’à ce jour pas pu être démontrée de manière totalement définitive. Pendant longtemps (jusqu’en 1996 en France), les bio-bibliographies consacrées à Wilde n’en firent tout bonnement pas mention.
Toutefois, Teleny ne semble plus vraiment laisser planer de doute aujourd’hui, notamment grâce au témoignage du libraire Charles-Henri Hirsch, venu s’installer à Londres vers 1889, à Coventry Street. Sa Librairie Parisienne fournissait Wilde en auteurs français, mais aussi en ouvrages licencieux à caractère pédérastique:
« C’est ainsi que je luis fournis la traduction du livre de l’italien Pallavicini Alcibiade enfant à l’école, les Lettres d’un Frère ignorantin à son élève, puis, en anglais, The Sins of The Cities of The Plain », témoigne-t-il dans ses Notes et souvenirs d’un vieux bibliophile.
C’est à cette époque, vers 1900, que Hirsch aurait eu entre les mains le manuscrit de Teleny. La première chose qu’il constata alors fut le caractère disparate du texte:
« Quel singulier mélange d’écritures diverses, de parties raturées, supprimées, corrigées ou ajoutées par des mains différentes »
Tout porte à croire, en effet, que Teleny est l‘œuvre de plusieurs auteurs
qui, à l’époque faisaient partie de ce que l’on peut appeler la courre
de Wilde, constituée de disciples, d’admirateurs et d’amis de
l’écrivain. Parmi lesquels, très certainement: Robert Ross, Graham Robertson, John Gray, etc.
Jean-Jacques Pauvert précise ensuite, dans sa préface à l’édition de La Musardine (2009):
« S’il n’est pas douteux que Wilde ne mit pas seul la main à Teleny (d’où les irrégularités d’écriture relevées dans le manuscrit primitif), le texte définitif publié offre au contraire une remarquable unité de ton. »
L’hypothèse défendue est donc la suivante:
« Conçu semble-t-il au début comme une sorte de jeu littéraire érotique avec certains de ses amis, Teleny fut très vite repris totalement par Wilde lui-même. »
C’est l’éditeur franco-anglais Maurice Girodias qui dès 1958 fut le premier à révéler publiquement la paternité de l’œuvre. Ce fut à l’occasion de la mise en vente à Paris de son édition anglaise de Teleny.
Son biographe H. Montgomery Hyde, en 1975, confirma cette révélation et
présenta les conclusions de son enquête littéraire dans la préface de
l’édition Le Pré Aux Clercs (1996).
Histoire éditoriale
En 1893, le texte bénéficia d’une première édition, évidemment clandestine et tirée à quelques 200 exemplaires, sous la mention Cosmopolis.
Leonard Smithers qui, depuis peu, s’était associé avec Nichols, donna
ainsi cette première version de l’ouvrage jugée par Hirsch, dans son
ensemble, fidèle au texte original mais comportant quelques anomalies.
Tout d’abord, Smithers, « pour ne pas choquer l’amour-propre
national de ses souscripteurs anglais », avait transposé le cadre de
l’action à Paris. La bizarrerie étonne car la description du
Quartier Latin est en réalité très nettement celle de Soho Square ou de
l’East-End. Et de même, alors que le narrateur se promène sur les rives
de la Seine, le lecteur reconnaît tout de suite les quais de la Tamise,
proche Westminster.
L’autre problème posé par cette édition est l’absence du prologue qui introduisait le contexte du dialogue et la personnalité des deux interlocuteurs:
« Le récit qui va suivre n’est [...] pas un roman. C’est une histoire vraie, la dramatique aventure de deux êtres jeunes et beaux, d’une nature raffinée, d’un nervosisme exacerbé dont la mort a tranché la courte existence à la suite d’écarts de passion qui resteront sans doute incompris du commun des mortels. Bien entendu, dans ce récit (qui prendra quelquefois la forme d’un dialogue) je me garderai de toute indiscrétion en ce qui concerne l’identité des personnages, et je demanderai au lecteur bénévole de vouloir bien se contenter de trouver ici sans autre précision et sous des pseudonymes, l’histoire des amours de Camille Des Grieux et de René Teleny. »
Enfin, à cette occasion aussi, on rajouta le sous-titre « Or the Reverse of The Medal ».
Smithers et Nichols font partie, aux côtés de William
Lazenby, Edouard Avery, et Charles Carrington, de ce petit cercle
d’éditeurs victoriens fortement impliqués dans la production et la
distribution de la pornographie à Londres et à Paris en cette fin de
siècle.
Alors qu’il était de meilleur ton pour les pornographes de garder
l’anonymat, Smithers, lui, très actif dans les années 1890, ne craignit
pas pour sa respectabilité en créant et faisant prospérer sa société d’impression Erotika Biblion — une renommée qui lui permit, par la suite, d’orchestrer la collaboration entre Wilde et Beardsley sur Salomé.
Au moment de cette parution, Smithers présenta Teleny comme «
le roman érotique anglais le plus puissant et le plus habile des ces
dernières années », écrit par « un homme de grande imagination qui a
conçu une histoire excitante ». Était-il alors déjà persuadé que Wilde
en était l’auteur? Ou bien s’agissait-il d’un simple coup de pub destiné
à persuader le public que c’était le cas?
Un première traduction française vit le jour à Paris, en 1934, toujours clandestinement et à petit tirage. Elle le fut à l’enseigne du Ganymède Club, toujours avec une introduction de Charles-Henri Hirsch, alors de retour à Paris, rue de Rivoli.
Teleny parut encore en 1966, en livre broché.
Mais cette version est malheureusement expurgée, dans le respect des
lois concernant la publication des ouvrages obscènes en vigueur.
L’introduction invite le lecteur à consulter le texte complet au British
Museum.
Depuis lors, quelques éditions ont été éditées, souvent par de petites maisons d’édition gaies. En 1986, Teleny fut été édité à Londres par GMP, dans la série Gay Modern Classics. En 1995, on pouvait le retrouver dans le Wordsworth Classic Erotica.
Un œuvre révélatrice
« Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray, autobiographique et sulfureux, d’un érotisme cru et d’un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragiques de René Teleny et Camille Des Grieux. Tout Wilde est là: sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes. Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux: séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant. » nous dit le quatrième de couverture de l’édition Le Pré Aux Clercs (1996).
C’est aussi ce qui fait dire à Jean-Jaques Pauvert que Teleny est «
le roman de plus révélateur de Wilde, et avant tout, […] à travers des
audaces sexuelles où la clandestinité lui permet de s’aventurer plus
franchement que jamais. »
Mais c’est aussi un texte qui, comme le disait déjà Hirsch, montre une « érudition étendue, un style châtié, un intérêt dramatique soutenu ». Et pour cause, nombreuses sont les références
de Wilde (et ses comparses) aux Écritures Saintes, à la Bible, aux
Evangiles mais aussi à la littérature classique, grecque et latine.
L’histoire est la suivante. Lors d’un concert auquel il assiste,
Camille Des Grieux se sent irrésistiblement attiré par le jeune pianiste
hongrois, René Teleny. Le choc est à la fois esthétique, amoureux et
sexuel. C’est une véritable révélation. Les deux hommes vont vivre une
histoire d’amour passionnée et absolue, faisant fi de la dangerosité que représente une telle liaison au regard de la morale britannique de la fin du XIXe siècle.
« Ce sont les sables brûlés de l’Égypte, où coulent lentement les eaux du Nil, là où l’Empereur Hadrien, inconsolable, pleurait l’amant si ardemment aimé et à jamais perdu. Secoué par cette enivrante musique, véritable aiguillon des sens, je commençais à comprendre ce qui m’avait paru jusqu’alors si étrange: la passion du puissant monarque pour le bel esclave grec, pour cet Antonioüs qui mourut pour l’amour de son maître. […] Nous voici dans les somptueuses villes de Sodome et Gomorrhe, superbes, grandioses, féériques… et les notes du pianiste murmuraient à mes oreilles, avec le halètement d’une fiévreuse concupiscence, le bruit d’une roulade de baisers. »
Brussels, août 16th, 2009.
retrouver l'article sur son site original moodyguy
mercredi 13 juin 2012
Simeon Solomon, a sweet dream or a beautiful nightmare
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| Simeon Solomon the one who watches/ Le veilleur |
Dormir.Les paupières baissées, les personnages du peintre Simeon Solomon sont amoureux du sommeil. Derrière les visages clos les esprits sont ailleurs. Et quand leurs yeux s'ouvrent ils débordent encore de la nuit qu'ils ont quitté, à regret. Ils sont mélancoliques et leur mélancolie est celle des anges, irrésolue.
Simeon Solomon appartenait au groupe des Préraphaélites, comme Dante Gabriel Rossetti, John Everett Millais, Edward Burne-Jones ou John WilliamWaterhouse mais sa peinture est plus secrète, symboliste et intimiste. Simeon Solomon est inclassable, effusif et son flamboiement est lunaire.Il y a en lui du sacré et du profane, des dieux grecs et des figures bibliques, du désir et de la chasteté. Un tressage de culture juive et grecque, orientale et anglais, unique.
Oscar Wilde, disait de lui qu'il était un étrange génie et possédait des originaux dans sa belle maison de Tite Street. Dans le De Profundis, quand il évoque le désastre de ses biens dispersés et vendus à vil prix, il insiste sur la perte des tableaux et des dessins " Que tous mes beaux objets aient du être vendus, mes dessins de Burne-Jones, mes dessins de Whistler, mon Monticelli, mes Simeon Solomon..."
Les correspondances sont foisonnantes entre l'univers wildien et celui de Simeon Solomon: l'ambivalence de la tristesse et de la beauté, la délicatesse et la sensualité, la frontière ténue entre l’immanence du monde et le désir d'ailleurs. Un doux rêve ou un beau cauchemar.
Lost in a deep slumber. Eyes wide shut, the characters of Simeon Solomon are lovers of Sleep. Behind the closed faces the spirits have flown away. And when their eyelids open up they still overflow the long desired night. They breathe melancholy, the melancholy of angels.
Simeon Solomon belonged to the group of the Pre-Raphaelites, as Dante Gabriel Rossetti, John Everett Millais, Edward Burne-Jones or John WilliamWaterhouse but his painting is more secret, symbolist and intimist. Simeon Solomon escapes classification, effusif with a lunar glow. In his art, there is Heaven and Earth, Greek gods and biblical figures, desire and chastity. A unique blend of oriental and English backgrounds mixing both Jewish and Greek cultures.
Oscar Wilde called him a strange genius and owned some of Solomon's original pieces in his beautiful house of Tite Street. In De Profundis, when he evokes the loss of paintings and drawings dear to his heart, the name of Solomon comes in due place "That all my charming things were to be sold: my Burne-Jones drawings: my Whistler drawings: my Monticelli: my Simeon Solomons…”
The correspondences between the wildean world and the world of Simeon Solomon are impressive: there is the ambivalence of the sadness and the beauty, the delicacy and the sensualism, the slight border between the immanence of the world and the desire of another reality . A sweet dream or a beautiful nightmare.
Simeon Solomon Sleep, le Sommeil
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| Simeon Solomon Bacchus |
Oscar Wilde, disait de lui qu'il était un étrange génie et possédait des originaux dans sa belle maison de Tite Street. Dans le De Profundis, quand il évoque le désastre de ses biens dispersés et vendus à vil prix, il insiste sur la perte des tableaux et des dessins " Que tous mes beaux objets aient du être vendus, mes dessins de Burne-Jones, mes dessins de Whistler, mon Monticelli, mes Simeon Solomon..."
Les correspondances sont foisonnantes entre l'univers wildien et celui de Simeon Solomon: l'ambivalence de la tristesse et de la beauté, la délicatesse et la sensualité, la frontière ténue entre l’immanence du monde et le désir d'ailleurs. Un doux rêve ou un beau cauchemar.
Lost in a deep slumber. Eyes wide shut, the characters of Simeon Solomon are lovers of Sleep. Behind the closed faces the spirits have flown away. And when their eyelids open up they still overflow the long desired night. They breathe melancholy, the melancholy of angels.
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| Simeon Solomon Beatrice |
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| Simeon Solomon A young musician playing at the temple |
Oscar Wilde called him a strange genius and owned some of Solomon's original pieces in his beautiful house of Tite Street. In De Profundis, when he evokes the loss of paintings and drawings dear to his heart, the name of Solomon comes in due place "That all my charming things were to be sold: my Burne-Jones drawings: my Whistler drawings: my Monticelli: my Simeon Solomons…”
The correspondences between the wildean world and the world of Simeon Solomon are impressive: there is the ambivalence of the sadness and the beauty, the delicacy and the sensualism, the slight border between the immanence of the world and the desire of another reality . A sweet dream or a beautiful nightmare.
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| Simeon Solomon portrait of an italian youth/ Jeune homme italien |
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| more about Simeon Solomon |
Véronique Wilkin
lundi 28 mai 2012
Remonter le temps
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La voix qui raconte ce souvenir est chenue mais la mémoire est vive.
Le poète Paul Fort était présent à l'enterrement d'Oscar Wilde, au cimetière des Bagneux, et son récit enregistré est exceptionnel car il y a très peu d'exemples de personnes contemporaines de Wilde qui aient aussi directement parlé de lui ou de son entourage.
Son témoignage est surtout marquant par ce qu'il dit de l'état dépressif de Lord Alfred Douglas et de ses pulsions suicidaires.
Pulsions qui n'ont rien de surprenantes quand on connait un peu le personnage et l'intensité du lien qui le liait à Wilde.
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| Charles Danzig |
Merci au wildien Charles Danzig d'avoir fait découvrir ce document rare dans un épisode de sa série d' émissions de radio France, Le Secret Professionnel consacré à Oscar Wilde
Écouter en cliquant sur la vidéo
Click on the video to listen to an exceptional vocal testimony about Oscar Wilde :
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| Paul Fort 1928 |
The voice is hoary but the memory is still lively.The poet Paul Fort was present at the funeral of Oscar Wilde, in the cemetery of Bagneux, and his registered narrative is exceptional because there are very few examples of contemporary persons of Wilde who directly spoke about him or about his friends. His testimony is especially striking by what he states about Lord Alfred Douglas' depressive state ande suicidal drives.
Drives which have nothing surprising considering his character and the intensity of the link between him and Oscar Wilde.
It is merely a personal souvenir, necessarily subjective and selective, but it provides us unique opportunity to step back in time.
Many thanks to wildean Charles Danzig for having made public this rare document in an episode of his serie of radio broadcasts , Le Secret Professionnel, dedicated to Oscar Wilde.
(in French only)
Drives which have nothing surprising considering his character and the intensity of the link between him and Oscar Wilde.
It is merely a personal souvenir, necessarily subjective and selective, but it provides us unique opportunity to step back in time.
Many thanks to wildean Charles Danzig for having made public this rare document in an episode of his serie of radio broadcasts , Le Secret Professionnel, dedicated to Oscar Wilde.
(in French only)
Véronique W
A wildean doll

Sarah Faber, alias Black Eyed Suzie, crée des poupées délicates et mélancoliques. Son travail m'est une constante source d'inspiration.
Elle est aussi wildienne et a fait d'Oscar un personnage qui entre à ravir dans son monde
fragile et décalé.
Elle est aussi wildienne et a fait d'Oscar un personnage qui entre à ravir dans son monde
fragile et décalé.
Sarah Faber, alias Black Eyed Suzie, creates delicate and melancholic dolls. Her work means for me a constant source of inspiration.
She also belongs to the wildean world, as she loves Wilde and has made of Oscar a literary character who enters delightfully in her fragile and poetic world.
More about Oscar Wilde doll
Visit Sarah's website
More about Oscar Wilde doll
Visit Sarah's website
V.W
Avant...
Le sphinx dans sa pureté originale, avant que "la folie des baisers" ne le tatoue et ne ronge sa pierre. Et qu'il ne soit mis sous globe, comme un nouvel exil.
The sphinx in its original purity, before " the madness of the kisses " tattoos it and eats away at the stone. Condemning it to a new exile behind walls of glass.
V.W
photo : library of Congress
photo : library of Congress
mardi 22 mai 2012
Joy Shannon, queen Mab


Le projet de Joy Shanon, quand elle a écrit sa thèse sur Oscar Wilde, "The first counter culture celebrity" était autant une réflexion sur la tournée américaine de Wilde en 1882 qu'une mise en parallèle avec la "contreculture" contemporaine. C'était aussi un biais pour parler de son propre itinéraire artistique, elle est musicienne et plasticienne, et de la manière dont Oscar Wilde l'a aidé à se réaliser.
Délicate et celte jusqu'au bout de sa harpe, Joy ressemble à la reine Mab, chère à Shakespeare, Shelley et à Wilde, qui était familier de la compagnie des fées et des sorcières du folklore irlandais.
Le site de Joy Shannon
Joy Shanon's project, when she wrote her thesis on Oscar Wilde, " The first counter culture celebrity " was as much a reflection on Wilde's American tour in 1882 as a stake in parallel with the contemporary "contreculture". It was also a way to speak about her artistic journey, she is a musician and a true mixed-media artist and performer, and the way Oscar Wilde helped her to find her own path .
Delicate and celtic up to the end of her harp, Joy looks like queen Mab, dear to Shakespeare, Shelley and to Wilde, who was familiar of the company of the fairies and the witches of the Irish folklore.
Joy Shannon's website
samedi 19 mai 2012
L'Amazone, encore
Quelques images de la plus wildienne des amazones, Nathalie Barney et de son fameux salons littéraire, là où elle garda vivant l'esprit d'Oscar et la présence de sa nièce Dolly. Dolly sur laquelle je reviendrai plus longuement.
Some images of the wildean amazon, Natahlie Barney, and of her famous literary salon. Here she kept alive the spirit of Oscar and the presence of his niece Dolly.
Dolly on whom I will write more soon.Read Danielle Guérin's article on Nathalie Barney
Yours truly, Oscar Wilde
Il existe peu de dessins d'Oscar Wilde, mais le peu que l'on découvre, au hasard d'une lettre ou d'une dédicace d'un programme lors de sa tournée américaine de 1882, comme c'est le cas pour ce petit autoportrait, ces quelques traits de crayons ou de plume que le temps n'a pas détruit montrent un joli talent. Quand il disait que dans sa jeunesse pensé à une carrière de peintre, Oscar Wilde ne posait pas...
There are few drawings of Oscar Wilde, but the remaining ones we discover, at the end of a letter or at a dedication of a program during its American tour of 1882, as this small self-portrait, show a genuine talent. Obviously, when he said that in his youth he had thought of a painter's career Oscar Wilde did not pose.
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