Anyone who lives within their means suffers from a lack of imagination.

Oscar Wilde

vendredi 17 janvier 2014

Un soleil de vin chaud

Oscar Wilde séjourna dans ce grand hôtel de La Napoule pendant l'hiver 1898-1899.
Un séjour d'amertume douce pour un écrivain qui n'écrit plus et dont la raison d'être se délite.
Voici un article qui évoque ces quelques semaines, il vient de paraitre dans le magazine en ligne de  Société Oscar Wilde, Rue des Beaux Arts.A lire ici




mercredi 15 janvier 2014

Rue des Beaux Arts

Le numéro 46 de Rue des Beaux Arts, la publication  de la Société Oscar Wilde, est en ligne.
On y retrouve toute l'actualité autour de l'oeuve de Wilde ainsi que des études littéraires ou des articles biographiques. Parmi lesquels l'éditorial de Mme Danielle Guérin Rose et un article que j'ai consacré au court séjour d'Oscar à la Napoule.




societeoscarwilde.fr

vendredi 27 décembre 2013

Edward Burne-Jones

"I mean by a picture a beautiful, romantic dream of something that never was, never will be -- in a light better than any light that ever shone -- in a land no one can define or remember, only desire -- and the forms divinely beautiful -- and then I wake up, with the waking of Brynhild."aimed Edward Brune Jones. His unrealistic, poetical world is a universe of its own, inhabited with men, women, angels. All are dreamers in a dream world, coherent in itself, structured with a light architectural pattern of beauty.
The art of Brune Jones surely was inspirational for Wilde, as it still is  for all Beauty seekers.

Discover more of Brune Jones wondrous paintings here




"Dans un tableau je veux exprimer le rêve romantique et beau de quelque chose qui n' a jamais existé et qui n'existera jamais, sous une lumière plus belle qu'aucune lumière qui n'a jamais brillé, dans un pays que personne ne peut définir, ni se souvenir, mais que l'on sait seulement désirer, là où les formes sont divinement belles, et je m'éveille avec l'éveil de Brynhild." écrivait Edward Burne Jones.
Son univers est celui d'un rêve éveillé, que les hommes, les femmes et les anges habitent, régis par les lois d'une architecture délicate.
Les tableaux de Burne Jones ont inspiré Wilde, comme ils inspirent toujours ceux qui sont en quête de Beauté.

D'autres rêves de Burne Jones sont à découvrir ici

V. Wilkin




dimanche 22 décembre 2013

Edgar Munhall: Whistler's "Arrangement in Black and Gold"

Whistler and Montesquiou, the artist and the dandy: both important influences, though unequal, in the wildean world.

Whistler et Montesquiou, influences croisées dans le monde wildien



vendredi 20 décembre 2013

Lady Jane Wilde letters to Oscar

 Karen Sasha Anthony Tipper has edited  a collection of the correspondence between Lady Jane Wilde with her son, the famous Irish playwright, Oscar Wilde. The letters accumulated in this edition surround three areas upon which their relationship was founded – a mother’s love for her child, pride in Wilde’s status as a writer, and his ability to provide her with a financial safety net. Significantly, Tipper’s translation of Lady Jane’s nearly indecipherable script and the historical context in which she places Lady Jane’s letters give the reader an added depth of knowledge into the life of Lady Jane and Oscar Wilde. While the book ends before Wilde’s disgrace, the letters correct a great deal of misinformation and generalizations about Wilde by his detractor.













Reviews

“…this volume continues Professor Tipper’s career-long effort to recover for us a more just appreciation of Lady Jane Wilde … That love of things of the mind apparent throughout the other two volumes of letters, and perhaps Jane’s most important influence on her son, remains evident here as well.” – Prof. Bruce Bashford, Stony Brook University

“… a rich source of information about the life and times of Lady Jane Wilde’s family and friends. The letters rectify some of the misinformation about Lady Wilde that has been transmitted through the years.” – Dr. Sonia Burnard Forest, Independent Primary Collegiate

“Dr. Tipper has added immeasurably to our understanding of the Wilde family, and in particular, of Lady Jane Wilde. Her meticulous research and painstaking translation of Lady Wilde’s nearly indecipherable script has added a depth of knowledge.” – Prof. Mary A. Trottier, Nichols College
Lady Jane Wilde
Karen Sasha Anthony Tipper received her Ph.D. from the University of Wisconsin, Madison. She is Professor Emeritus of English at Nichols College, Massachusetts.




lundi 11 février 2013

Charles Robinson and the Happy Prince



Charles Robinson,1870- 1930, a illustré the happy prince and other tales de Wilde pour une édition américaine de 1913. Illustrateur prolifique et délicat, Charles Robinson a fait preuve de beaucoup d'affinités avec l'univers wildien. Son style, influencé par l'Art Nouveau, est dynamique et inventif ; certaines de ses illustrations évoquent les dessins préparatoires de Blanche Neige sur lesquels les meilleurs illustrateurs de Disney travailleront une vingtaine d'années plus tard.
L'édition de 1913, que j'ai la chance de posséder, est toujours rééditée. Une actualité qui est le meilleur hommage à l'heureuse conjonction de deux univers



Charles Robinson, 1870-1930, illustrated Wilde's happy prince and other tales for an 1930 American edition. Prolific and delicate illustrator, Charles Robinson showed many affinities with the wildean world. His style, influenced by  Art Nouveau, is dynamic and creative; some of his illustrations evoke the preparatory drawings for Snow White on which the best illustrators of Disney will work about twenty years later. 
The book is still reedited nowadays : a well deserved success.

jeudi 7 février 2013

The Woman's World, février 1889


Constance Wilde portant une robe inspirée des peintures préraphaélites, 1895
La mode d'hiver 1889 présentée dans the Woman's World, créations de Charles Frédéric Worth, qui était alors le couturier le plus en vogue et qui, le premier, s'imposa comme un artiste de luxe. Les robes de Worth, sophistiquées et compliquées de corsets et de tournures, n'étaient du goût des esthètes qui, comme Wilde, prêchaient pour un retour vers des robes simples et amples qui laissaient le corps  plus libre de ses mouvements. Inspirées des tableaux préraphaélites, ces robes étaient pour celles qui les portaient une aspiration   à la beauté et à une liberté de mouvement qui, de fait, devenait une liberté d'être.  En contradiction avec l'image corsetée de la femme victorienne.
Constance fut une des égéries de cette contre culture vestimentaire,  mouvement artistique et politique où la revendication féministe et le goût exacerbé d'une mode inventive ont fusionné, semant les graines des évolutions continues et conjointes des femmes et de leurs vêtements. Oscar, en dandy créateur de son propre style, ne débordait pas d'admiration devant les créations "dictatoriales" des couturiers. "Fashion is a form of ugliness so intolerable that we have to alter it every six months." La mode est une forme de laideur si intolérable qu'il faut la changer tout les six mois.

un modèle préraphaélite : Anémone de  John William Waterhouse 1902
Pourtant le Woman's World, qu'Oscar édita  de 1887 à 1889, fit la part belle à ces dames engoncées...
 

Robe de Charles Frédéric Worth 1878

            

dimanche 3 février 2013

Oscar Wilde on Gay Rights / A propos des droits LGBT

On the 21st  of march 1898, Oscar Wilde wrote to Georges Ives his  optimistic views about the possible forthcoming rights for homosexuals.

"Yes, I have no doubts we shall win, but the road is long and red with monstruous martyrdoms. Nothing but the repeal of the Criminal  Law Amendment Act would do any good. There is the essential. It is not so much public opinion as public officials that need educating."
( Complete letters of Oscar Wilde)

A good omen from the tortured outcast that he had become.







Le 21 mars 1898, Oscar Wilde écrivait à Georges Ives sa conviction que des droits pour les homosexuels seraient un jour possible.


"Oui, nous gagnerons, je n'ai aucun doute, mais la route est longue, ensanglantée par les martyres d'une barbarie monstrueuse. Seule l'abrogation de  la loi amendant la législation criminelle serait utile.   C'est le point essentiel. Ce n'est pas tant l'opinion publique que les fonctionnaires qui ont besoin d'être éclairés." 

Un présage heureux, lui qui était alors condamné à être un réprouvé proscrit.




George Cecil Ives (1867–1950), German-British poet, writer, penal reformer and early gay rights campaigner
Véronique Wilkin

lundi 17 décembre 2012

Constance


Cliquez sur l'image pour lire un texte que j'ai eu le plaisir de publier dans la revue consacrée à Oscar Wilde, Rue des Beaux Arts



mercredi 31 octobre 2012

Irish folly in the City of Light

Jim Yates, auteur de 'Oh Père Lachaise', s'insurge à juste raison contre l'attentat anticulturel, que constitue l'accumulation de barrières,  de fer comme de verre, autour de la tombe d'Oscar Wilde. Voici l'intégralité de la lettre qu'il a envoyée à des  journaux irlandais qui ont repris ses arguments comme the independant

Author Jim Yates, "Oh Père Lachaise", refuses to accept the hideous mess taking place around Wilde's tomb. Here is the complete letter he  sent to some irish newspapers. The independant recently published large part of his letter

Dear Editor,
The other week I was in Paris conducting guided tours of Père Lachaise connected with my novel and my first visit there since the barrier around Oscar’s tomb had been erected. It was a shock to see what the Irish State through the Office of Public Works and Oscar’s grandson, Merlin Holland has done to poor Oscar’s resting place. I warned at the time it would end up a shambles and it sure has. However bad it got with the lipstick traces at least it wasn’t vulgar and that is exactly what it is now - a monument to a lack of artistic taste by the Irish State that unfortunately doesn’t know the meaning of aesthetics – to them it’s probably a contagious medical condition rather than the appreciation of beauty, art and taste. Beauty unfortunately is always lost on those who look but cannot see.
Merlin Holland who is guardian of Oscar’s legacy has a lot to account for, as he was the one who suggested to the Irish government this foray on the City of Light. He of all people knows the history of Oscar’s incarceration in Reading Gaol and the effect it had on him so to have Oscar imprisoned again in this manner is an insult to his memory. I couldn’t repeat the verbal reaction of my guests on the tour as we stood and looked at the result of state vandalism of an iconic site and if Oscar was able to comment I’d say he’d have some choice words to say about it too.
Visitors are unable to read Oscar’s name through the barrier, even if they first can get past the outer steal barrier that surrounds it. At the back of the tomb there is an inscription about the life of Oscar and lines from the Ballad of Reading Gaol. These can no longer be read because of the filth of the barrier. What fool would wish for a poet’s words not to be read?
And what of the cost of this foolishness – who has paid for it... guess...the poor ordinary put-upon taxpayers of Ireland. It was money badly spent by an irresponsible Minister of State. Let Public Works Minister Brian Hayes publish the accounts of the entire expenditure of his Parisian adventure and see if he can justify the states involvement in this anti-cultural assault.
Ireland does not deserve to have Oscar Wilde as one of her sons as once more he is insulted by his own. The Parisians are not happy that State vandals from Ireland descended on their beautiful graveyard and desecrated it. Paris is a place of beauty and that’s how it should remain. Let the Irish government pay for the clear up of this folly, apologise to the Parisians and take themselves as far away from the City of Light as possible.
Oscar’s words that can’t be read because of the barrier are apt for this act of folly and resonate as loudly now as they did when first written: “And alien tears will fill for him pity's long broken urn. For his mourners will all be outcast men, and outcasts always mourn.”
Yours faithfully
Jim Yates

A l'attention du rédacteur en chef
Il y a quelques jours, j'étais à Paris, au Père Lachaise, où j'organisais des visites guidées en lien avec   mon roman  (Oh Père Lachaise). C'était la première fois que je revenais sur la tombe d'Oscar Wilde depuis la mise en place de la barrière de verre. Ce fut un véritable choc de voir ce que l'Irlande, par l'entremise  du ministère  des travaux publics, et   Merlin Holland, le petit fils de Wilde, ont fait  subir à la dernière demeure du pauvre Oscar. J'avais élevé la voix, dès les débuts du projet, pour prévenir que cette entreprise tournerait en une désastreuse pagaille ; de fait c'est un désastre.
Les traces de rouge à lèvres n'étaient pas une bonne chose, certes, mais au moins le résultat n'était pas vulgaire.  Ce que nous voyons à présent est un monument de vulgarité qui porte haut l'absence d'appréciation esthétique de l'Irlande. L’esthétisme,  pour les responsables de ce gâchis, doit plus s'apparenter à une maladie mentale contagieuse qu'à une appréciation de la beauté et du goût. Malheureusement,  le sens de la Beauté est toujours perdu pour ceux qui regardent sans voir.
Merlin Holland, qui est le gardien de l'héritage d'Oscar, est pour beaucoup dans cette triste affaire car c'est lui qui a suggéré au gouvernement irlandais cette incursion dans la Ville Lumière. Il est mieux placé que quiconque pour connaitre l'histoire de l'incarcération d'Oscar à la prison de Reading et des souffrances dévastatrices qu'il y a endurées. Le voir à nouveau cerné de barreaux est une insulte à sa mémoire.  Je ne peux répéter les mots des personnes qui m'accompagnaient alors que nous contemplions le résultat de ce vandalisme d'Etat à l'encontre d'un site iconique. Si Oscar pouvait s'exprimer, je suis sûr que lui aussi aurait beaucoup à  dire et qu'il trouverait des mots choisis.
Les visiteurs ne peuvent pas lire son nom, même s'ils arrivent à franchir la première ligne de barrières. A l'arrière de la tombe, il y a une inscription sur la vie de Wilde ainsi que quelques lignes de la ballade de la geôle de Reading. La saleté de la barrière de verre  rend  ces dernières illisibles. Quel idiot voudrait que les mots d'un poète soient  illisibles ?
Et qui paye pour cette stupidité ? Devinez ...les pauvres contribuables irlandais. C'est de l'argent mal dépensé par un ministre d'état irresponsable. Que le ministre des travaux publics, Brian Hayes, rende publics les comptes de son aventure  parisienne et qu'il voie s'il peut justifier l'engagement de l'Etat dans cet attentat anticulturel.

L'Irlande ne mérite pas de compter Oscar Wilde comme un de ses fils, une fois de plus il est insulté par les siens. Les parisiens n'apprécient pas que des vandales, sous l'égide du gouvernement irlandais, aient pris la liberté de venir profaner le beau site du Père Lachaise. Paris est lieu de beauté et doit le rester. Il est grand temps que le gouvernement irlandais paye pour le nettoyage de cette folie, s'excusent auprès des parisiens et mettent la plus grande distance possible entre eux et la Ville Lumière.

Les mots d'Oscar, masqués par la saleté de la barrière de verre, sont sonnent juste  pour résumer cette lamentable affaire, ils sont aussi forts aujourd'hui que quand ils ont été écrits " Des larmes étrangères rempliront pour lui la longue urne brisée du chagrin. Car les parias le pleureront, et les parias sont ceux qui toujours pleurent"
Veuillez agréer mes salutations distinguées
Traduction V Wilkin